Le Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité au Burundi (MFFPS) exprime sa profonde préoccupation face à la situation alarmante que vivent actuellement les réfugiés burundais en Tanzanie, en particulier dans les camps de Nyarugusu et de Nduta. Des informations concordantes font état de la démolition des habitations des réfugiés, plongeant des familles entières dans une extrême précarité.
Le MFFPS souligne que ces démolitions ne sont pas de simples mesures administratives, mais constituent un moyen de pression exercé sur les réfugiés afin de les contraindre à retourner au Burundi. En privant les familles de leurs habitations, souvent leur seul espace de protection et de dignité, ces pratiques réduisent considérablement leur capacité à faire un choix libre et éclairé concernant un éventuel retour.
De nombreux réfugiés expriment encore la peur de rentrer dans leur pays d’origine, les causes de leur exil demeurant présentes. L’insécurité, les traumatismes vécus et l’absence de garanties suffisantes de protection rendent tout retour prématuré et dangereux.
Forcer des réfugiés à retourner dans un pays qu’ils ont fui constitue une violation grave des droits humains et du droit international, notamment des principes de protection, de non-refoulement et de respect de la dignité des personnes réfugiées. Ces violations touchent de manière disproportionnée les femmes et les enfants, qui sont souvent les premières victimes de telles pratiques.
Face à cette situation, le MFFPS appelle à la protection immédiate des réfugiés burundais, à la cessation des démolitions des habitations dans les camps et à une intervention urgente de la communauté internationale. L’organisation demande que les mécanismes de protection soient renforcés et que les droits fondamentaux des réfugiés soient respectés, conformément aux conventions internationales relatives aux droits des réfugiés.
