Plusieurs organisations de la société civile burundaise ont publié, le 29 avril 2026, une déclaration conjointe exprimant leur vive inquiétude face à la mise en place des titres fonciers électroniques sécurisés.
Si elles reconnaissent l’intérêt de la modernisation numérique, elles dénoncent toutefois une réforme menée dans la précipitation, caractérisée par des incohérences juridiques, un manque de transparence et des pratiques jugées préoccupantes. Selon elles, les modalités actuelles pourraient exposer la population à des risques de spoliation massive, de paupérisation et de légitimation de droits fonciers acquis de manière irrégulière.
Les organisations pointent également des délais jugés irréalistes, des pressions administratives et des inquiétudes quant à la sécurité juridique des propriétaires, notamment ceux résidant à l’étranger.
Face à ces dérives, elles appellent le gouvernement à suspendre immédiatement la mesure, à garantir la transparence du processus et à privilégier des solutions respectueuses des droits des citoyens.
Lire la déclaration complète : DÉCLARATION CONJOINTE DES OSC BURUNDAISES SUR LES RÉFORMES DES TITRES FONCIERS AU BURUNDI
